Je veux un nouveau travail : la méthode terrain pour passer de l’envie au contrat

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Sommaire

Je veux un nouveau travail : la méthode terrain pour passer de l’envie au contrat (Partie 1 — Clarifier, prouver, préparer)

Tu te répètes « je veux un nouveau travail » depuis des semaines, peut‑être des mois. Tu scrolles les offres, tu hésites, tu te demandes par où commencer. Bonne nouvelle : il existe une méthode simple, concrète et humaine pour transformer cette envie en entretiens puis en proposition. Ici, on pose le socle : clarifier ton pivot, traduire tes compétences en preuves lisibles par des recruteurs, préparer un profil et un CV qui passent les filtres, et construire tes premières cibles. On reste franc, sans jargon, et surtout directement actionnable.


Ce que « je veux un nouveau travail » veut dire (pour de vrai)

Tu n’as pas besoin d’un plan parfait. Tu as besoin d’une décision claire parmi trois scénarios. 1) Même métier, autre boîte : tu gardes ton cœur de compétence, tu changes d’environnement, de culture, de niveau de responsabilités. 2) Même compétences, autre métier : tu réemboîtes ce que tu sais faire dans un autre intitulé (ex. chef de projet → product ops). 3) Double pivot : nouveau métier et nouveau secteur… c’est possible, mais il te faudra plus de preuves et un narratif béton.

Type de pivotRisque principalLeviers à activerDélai réaliste
Même métier, autre boîteMon profil ressemble aux autresCas concrets, recommandations, chiffres4–8 semaines
Même compétences, autre métierTraduction des compétencesStorytelling des transferts, portfolio6–12 semaines
Double pivotManque de preuves perçuesProjet pilote, formations ciblées, mentorat3–6 mois

La question clé : qu’est‑ce qui est non‑négociable pour toi maintenant (missions, rythme, télétravail, salaire, culture) ? Écris‑le noir sur blanc. Sans ça, tu vas dire oui au premier poste « pas pire » et t’en mordre les doigts dans six mois.


Bilan express en 90 minutes : compétences → preuves

Oublie la liste bateau « rigoureux, proactif, team player ». On parle d’évidence. Pendant 90 minutes, tu fais trois choses. 1) Tu listes 10 victoires concrètes (même petites) des 24 derniers mois. 2) Pour chaque victoire, tu tires 2–3 compétences observables. 3) Tu attaches une preuve : chiffre, capture, artefact, témoignage.

Victoire (scène brève)Compétences démontréesIndicateur/ChiffrePreuve portable
J’ai repris un projet en retard et livré en 3 semainesPilotage, priorisation, communication–4 semaines de retard → livraison J+21Capture Gantt, mail client, KPI avant/après
J’ai formé 8 collègues à un outilPédagogie, SOP, leadershipTaux d’erreur –35 % en 1 moisSupport de formation, feedback NPS
J’ai négocié un contrat fournisseurNego, finance, relationnel–12 % coût annuelExtrait tableau comparatif (anonymisé)

Tu viens de créer le matériau qui va nourrir ton CV, ton profil, tes entretiens. Bonus : si tu changes de métier, ces scènes prouvent des transferts (pilotage, communication, data) au‑delà du titre.


Ta proposition de valeur en une phrase (et trois preuves)

Tu n’as pas besoin d’un slogan. Tu as besoin d’une phrase claire et de trois preuves. Formule‑la ainsi : « J’aide [type d’équipe/entreprise] à [résultat concret] en [compétence‑mécanisme], avec [3 preuves brèves] ». Exemple adapté : « J’aide des équipes commerciales à raccourcir leur cycle de vente en structurant leurs relances (–4 semaines sur un projet, –12 % de coût fournisseur, –35 % d’erreurs grâce à la formation). » Tu glisses cette phrase en haut de ton profil et dans la section « À propos ». Elle plante le décor en 5 secondes.

Astuce : prépare trois variantes de cette phrase selon tes cibles (PME, scale‑up, secteur public). Ce n’est pas de la manipulation, c’est de la pertinence.


Cartographier ton marché cible (30 entreprises, 10 personnes)

Chercher partout, c’est chercher nulle part. Tu vas dresser ta short‑list : 30 entreprises où tu te vois travailler (culture, produit, taille), et 10 personnes qui ont déjà le métier que tu vises ou qui décident pour ce métier (managers, RH, fondateurs). Tu vas apprendre leur langage, comprendre leurs priorités, et te rendre visible avant même d’envoyer un CV.

CiblePourquoi eux ?Contact prioritaireCe qui les obsèdeAngle de message
Entreprise AProduit que j’utilise, croissance stableHead of OpsEfficience, réduction erreurs« J’ai –35 % d’erreurs via SOP, aperçu dispo »
Entreprise BMission qui m’animeHiring manager métierOnboarding rapide« 4 semaines → autonomie, méthode testée »
Entreprise CCulture remoteRH seniorRétention et rituels« Formations courtes, NPS interne +22 »

Oui, ça prend une soirée. Oui, ça change tout. Tu passes de « je veux un nouveau travail » à « je sais et pourquoi ».


CV 1 page qui se lit en 20 secondes (et qui donne envie de l’entretien)

Un bon CV n’est pas un casier judiciaire ; c’est une affiche. Une page, lisible sur mobile, avec les blocs suivants, dans cet ordre :

• Accroche en une phrase (ta proposition de valeur).
• Compétences clés (4–6, orientées missions du poste).
• Expériences sélectionnées (3 max) avec résultats mesurables.
• 3 preuves rapides (captures anonymisées, liens, recommandations).
• Formation certifiante utile (le reste en bas, discret).

Règles d’or : verbe d’action + chiffre + contexte (« mis en place X pour Y → impact Z »). Zéro jargon vide, zéro pavé. Si tu changes de métier, place un bloc « Projets ciblés » au même niveau que « Expériences » (mini‑projets pertinents réalisés récemment).


Profil LinkedIn propre, lisible, orienté résultats

On ne te demande pas d’être influenceur. On te demande d’être compréhensible. Photo nette, bannière qui annonce ta cible et ton bénéfice. Titre clair (pas « en recherche » : c’est l’onglet « Open to work » qui s’en charge). Section Info = 5–8 lignes : phrase d’accroche, trois preuves, ce que tu cherches, comment te contacter. Expériences réécrites au format « problème – action – résultat ». Recommandations : vise 2–3 demandes ciblées (ex‑manager, collègue clé, client interne). Tu peux publier une fois par semaine une micro‑histoire de victoire, c’est suffisant pour te démarquer.


Portfolio de preuves (même sans être designer)

Le portfolio, c’est un dossier de preuves. Quelques artefacts bien choisis valent plus que des paragraphes. Quatre à six pièces, chacune présentée en une page : contexte, problème, ce que tu as fait, le résultat, une capture. Exemples de pièces : SOP avant/après, tableau de suivi, extrait de présentation, plan de formation, script d’appel, mail client. Tu héberges ça sur Notion/Google Drive, avec des copies anonymisées. Quand tu écris « je veux un nouveau travail » à un manager, tu ajoutes : « Si tu veux voir à quoi ça ressemble, je t’envoie 2 exemples ». Tu viens de passer devant 90 % des autres.


La stratégie 7 jours pour enclencher des réponses (même sans réseau)

Jour 1 : tu finalises ta phrase de valeur, ton CV 1 page et tu identifies 10 personnes à contacter (priorité aux managers métiers). Jour 2 : tu postes une micro‑histoire sur LinkedIn mettant en scène une victoire concrète (5 lignes, un chiffre). Jour 3 : tu envoies 5 messages personnalisés à des managers : tu expliques ce que tu peux améliorer chez eux en t’appuyant sur une preuve. Jour 4 : tu demandes 2 recommandations à des gens qui t’ont vu travailler. Jour 5 : tu prépares un mini‑projet pilote (ex. audit d’onboarding, mailing‑type, mini‑SOP) que tu peux offrir à 2 cibles en échange d’un retour. Jour 6 : tu relances les messages avec un angle utile (une ressource, un insight, pas « as‑tu vu mon CV ? »). Jour 7 : tu fais un point, tu mesures (réponses, appels planifiés), tu ajustes ta phrase et tes preuves.

Cette semaine n’est pas magique, mais elle ouvre des portes. Et surtout, elle te met en position de proposer et pas seulement de demander.


Erreurs qui te coûtent des entretiens (et comment les éviter)

• Dire « en recherche » partout : ça ne dit rien de ce que tu apportes. Parle de problèmes que tu sais résoudre.
• Envoyer un CV générique à 100 offres : tu dilues ta valeur. Mieux vaut 10 envois ciblés avec un paragraphe personnalisé et une preuve attachée.
• S’excuser de vouloir mieux : tu ne demandes pas une faveur, tu proposes un échange de valeur.
• Raconter sans chiffres : même un ordre de grandeur change le jeu.
• Oublier l’opérationnel : les recruteurs veulent te voir faire. Donne un extrait, un plan, une capture.


Check‑list de départ (à relire avant d’appuyer sur « envoyer »)

  1. Ma phrase de valeur tient en deux lignes et cite trois preuves.
  2. Mon CV tient en une page, lisible sur mobile, avec 3 résultats mesurables.
  3. J’ai une short‑list de 30 entreprises et 10 personnes clés.
  4. J’ai 4 à 6 pièces de portfolio anonymisées prêtes à partager.
  5. J’ai un mini‑projet pilote « prêt à offrir » pour accélérer la confiance.

À suivre dans la Partie 2 : on passe en exécution avancée. Au programme : messages d’approche qui obtiennent des réponses (sans forcer), routines de candidatures intelligentes, préparation d’entretiens (cadres de réponses, pièges à éviter), négociation sereine et plan B si le marché tarde à répondre.

Je veux un nouveau travail : la méthode terrain pour passer de l’envie au contrat (Partie 2 — Exécution avancée : messages, candidatures, entretiens, négociation)

Tu as posé les bases. Maintenant, on passe en mode mouvement : écrire des messages qui obtiennent des réponses sans forcer, bâtir une routine de candidatures qui t’évite l’épuisement, préparer tes entretiens pour qu’ils sentent la maîtrise, négocier sereinement… et garder un plan B si le marché fait la sourde oreille. Le but n’est pas de faire « plus », mais de faire mieux, avec une traction mesurable semaine après semaine.


Des messages d’approche qui obtiennent des réponses (sans quémander)

Un message qui marche tient en quatre éléments : une accroche contextualisée (tu as fait tes devoirs), une preuve brève (scène + chiffre), une proposition claire (un petit pas, pas un mariage), et une porte de sortie (liberté totale). Ton ton : simple, utile, humain.

Structure express : contexte précis → micro‑preuve → proposition utile → porte de sortie.

Exemples à adapter (LinkedIn/Mail/Message privé)

  • À un manager qui recrute : « J’ai vu que vous industrialisez l’onboarding chez [Entreprise]. J’ai réduit de 35 % les erreurs post‑onboarding en 30 jours via des SOP courts. Si ça vous parle, je peux partager le plan sur 1 page et vous dire où je le raccourcirais chez vous. Sinon, aucun souci. »
  • Après une offre publiée : « Je veux un nouveau travail orienté [métier], et votre annonce coche tout. Sur mon dernier poste, j’ai livré un projet en retard avec trois rituels simples (impact : J+21 au lieu de J+49). Si vous voulez, je vous fais un mini‑audit gratuit de votre process d’ici vendredi. »
  • Demande d’intro à un salarié : « J’étudie [Entreprise] depuis quelques semaines. Tu serais ok pour me dire, en off, ce qui compte vraiment pour [métier] chez vous ? En échange je te file ma trame d’onboarding de 2 pages. Si pas possible, je comprends totalement. »
  • Relance élégante (J+7) : « Je me permets une seule relance. J’ai synthétisé en 5 puces ce que je ferais sur 30 jours pour [enjeu]. Si ça n’est pas d’actualité, dis‑le moi et je n’insisterai pas. »

Erreurs à éviter : message générique copié‑collé, CV en pièce jointe sans contexte, « avez‑vous 15 minutes ? » sans valeur en amont, pavé de 20 lignes. Fais court, clair, calibré.


Routine de candidatures intelligentes (et soutenables)

Le volume aveugle est une illusion. Tu veux une cadence et un pipeline. Travaille par lots : 10 entreprises cibles, 5 messages personnalisés, 3 candidatures formelles, 2 relances utiles, 1 suivi hebdomadaire.

Semaine type

  • Lundi : mise à jour du pipeline (qui, où, quoi), sélection des 10 entreprises de la semaine.
  • Mardi : 3 messages managers + 2 demandes d’intro salariés.
  • Mercredi : 2 candidatures formelles (offres alignées) + 1 micro‑histoire sur LinkedIn.
  • Jeudi : 2 relances utiles (ressource, mini‑audit), 1 nouvelle candidature si découverte pertinente.
  • Vendredi : point chiffré (réponses, appels planifiés, refus) + ajustements.

Ton pipeline minimaliste (à suivre noir sur blanc)

EntrepriseContactDernière actionProchaine actionStatutNotes impact
[Nom][Manager]Message d’approche J+0Relance avec ressource J+7OuvertBesoin onboarding rapide
[Nom][RH]Candidature formelleDemande d’update J+10En coursMise en avant cas chiffré

Pack de candidature : phrase de valeur personnalisée en haut du mail, CV 1 page ajusté au poste, 1 preuve jointe (capture anonymisée/mini‑cas), 1 « plan 30 jours » ultra‑court. Pas plus.

Règle 10/3 : 10 touches personnalisées par semaine → 3 conversations utiles. C’est sain. Si tu es loin des 3, la qualité des messages est en cause ; si tu es au‑dessus, tu peux accélérer prudemment.


Préparer l’entretien : bref, net, crédible

Les recruteurs veulent te voir faire et t’entendre penser. Tu t’appuies sur un cadre simple pour tes réponses et tu viens avec des preuves prêtes à sortir.

Cadre de réponse compact (SPAR) : Situation (le contexte), Problème (ce qui coinçait), Action (ce que tu as fait), Résultat (chiffre/conséquence). 30–60 secondes par réponse, pas plus.

Questions fréquentes et angles gagnants

  • « Parle‑moi d’un projet dont tu es fier. » → choisis un problème coûteux, montre une décision, sors un chiffre et une leçon réutilisable.
  • « Un échec ? » → assume, montre le correctif que tu as installé (process, alerte, rituel) et l’impact.
  • « Pourquoi nous ? » → cite un enjeu réel de l’entreprise (produit, phase, culture) et relie à une preuve que tu as.
  • « Tu te vois où dans 2 ans ? » → parle d’amplitude (plus d’impact, d’ownership) et d’apprentissage concret (stack, périmètre), pas de titre fantasmé.
  • « Fourchette salariale ? » → renvoie poliment à la fourchette du poste et à l’étendue de la mission ; garde la négo pour la fin.

Cas pratiques et tests maison

Si on te donne un cas, sécurise le problème avant de sauter. Reformule la demande, énonce tes hypothèses, tranche dans la complexité (fais simple), propose un MVP et explique comment tu mesurerais. Emballe proprement : titre, 3 parties, conclusion orientée action. Envoie le support en PDF le jour même avec un message de remerciement résumant deux choix clés.

Questions que toi, tu poses (et qui t’aident réellement)

  • « À quoi ressemble un succès à 90 jours sur ce poste ? »
  • « Qu’est‑ce qui fait que quelqu’un échoue ici ? »
  • « Qu’est‑ce qui vous a décidé à recruter maintenant ? »
  • « Si je signe, quel serait mon premier livrable mesurable ? »

Tu montres que tu penses livrables, pas intitulés.


Négocier sereinement (sans te griller)

On ne « demande » pas un salaire ; on cadre un échange. Tu veux connaître la fourchette, ancrer sur la valeur livrée, et jouer sur plusieurs leviers.

Leviers négociables (au‑delà du fixe)

LevierCe que tu demandesPourquoi ça compte
FixeFourchette haute justifiée par l’impactSignal de valeur et d’engagement
Bonus% clair indexé sur 1–3 indicateursAligne l’effort et le résultat
Télétravail/horaires2–3 jours remote, plagesÉnergie et performance
FormationBudget annuel dédiéMontée en compétence utile
ÉquipementOutils/logicielsEfficience immédiate
Titre/périmètreIntitulé aligné au scopeTrajectoire et crédibilité
Clause d’évolutionRevue à 6 mois avec critèresFilet de rattrapage

Phrases utiles (à dire calmement)

  • « Au vu du périmètre et de ce que je peux livrer dès les 90 premiers jours, j’aimerais être positionné dans la partie haute de votre fourchette. »
  • « Si on ne peut pas aller à [X] sur le fixe, on peut jouer sur [bonus/formation/remote] ? »
  • « Je préfère donner un chiffre après avoir clarifié le scope. Quelle est la fourchette budgétée pour ce poste ? »
  • « Pour être complètement à l’aise, j’aurais besoin de [levier]. Si c’est possible, je suis prêt à m’engager aujourd’hui. »

Timing : on négocie après l’offre écrite, pas avant. Silence : écoute la réponse, ne te justifie pas à l’infini. Gravité : si tu dis « non » à une mauvaise offre, dis‑le proprement et laisse une porte pour plus tard.


Plan B si le marché tarde (tenir le cap sans paniquer)

Si les réponses traînent, tu ne restes pas immobile. Tu lances un projet pilote (bénévole ou payé) pertinent pour ta cible, tu montres que tu sais faire, tu nourris tes preuves et tu gagnes des relais.

Options concrètes

  • Mission courte en freelance via ton réseau (une semaine pour poser des SOP, un audit éclair).
  • Projet pro bono pour une asso/PME locale alignée à ta cible (preuve sociale + réseau).
  • Formation ciblée et observable (certif courte directement liée à l’intitulé).
  • Mentorat express : 3 calls avec quelqu’un en poste, en échange d’un livrable (documenter un process, créer une ressource).
  • Participation active dans un groupe pro (1 post valeur/semaine + réponses longues).

Chaque option nourrit ton portfolio et accélère ta confiance.


Cadence de suivi (sans harceler)

Le bon suivi est prévisible et utile. Garde un rythme simple : J+3 (accusé + ressource courte), J+7 (mini‑plan 30 jours), J+14 (dernière relance, fermeture élégante).

  • J+3 : « Merci pour votre lecture. Je vous laisse un aperçu 1 page de ce que j’améliorerais sur [enjeu]. »
  • J+7 : « J’ai compilé 5 actions réalisables en 30 jours. Si vous voulez, je peux détailler la n°3 en 5 minutes. »
  • J+14 : « Je clos ma boucle de relance pour ne pas vous surcharger. Si le sujet revient sur la table, je serai ravi d’en reparler. »

Tu respectes l’autre, tu préserves ta dignité, tu restes mémorable.


Check‑lists rapides (prêtes à cocher)

Avant d’envoyer un message : contexte précis cité, une preuve brève, une proposition concrète, une porte de sortie.
Avant de postuler : CV 1 page adapté, preuve attachée, phrase de valeur personnalisée, plan 30 jours en 5 puces.
Avant l’entretien : 3 cas SPAR prêts, 2 questions à poser, 1 exemple d’échec + correctif, 1 livrable propre si cas pratique.


À suivre dans la Partie 3

On boucle avec l’atterrissage : réussir tes 30/60/90 jours, t’installer vite sans t’épuiser, prouver ton impact, préparer ta montée en gamme, et sécuriser ton plan de carrière pour ne plus jamais rester coincé avec « je veux un nouveau travail » en tête.

Je veux un nouveau travail : la méthode terrain pour passer de l’envie au contrat (Partie 3 — 30/60/90 jours, preuve d’impact, montée en puissance)

Tu as décroché le poste ou tu es à deux doigts. Maintenant, l’enjeu, c’est d’atterrir vite, de prouver et d’installer ta trajectoire. Tu vas poser un plan 30/60/90 jours simple, documenter des preuves sans devenir un tableur ambulant, bâtir un réseau interne utile, préparer ta montée en gamme… et garder une porte de sortie propre si ça ne colle pas.


Tes 30/60/90 jours : un plan qui se lit en 2 minutes et se suit chaque semaine

Les trois premiers mois sont un produit : tu lances une version 1 (30 jours), tu itères (60), tu stabilises (90). Chaque phase a un objectif, des livrables, et un rituel de revue.

30 jours — Comprendre et gagner une petite bataille visible

Tu absorbes le contexte (priorités, jargon, rythmes), tu cartographies qui compte vraiment, et tu livres un quick win sans casser la vaisselle. Objectifs : connaître les 3 métriques qui obsèdent l’équipe, comprendre le flux de décision, publier un premier livrable utile (SOP, check‑list, mini‑rapport, nettoyage d’un tableau, script d’appel). Tu montres que tu sais faire.

60 jours — Prendre un sujet propriétaire

Tu prends ownership d’un périmètre : une partie d’un process, un segment client, une initiative précise. Objectifs : cadrer le problème, l’aligner avec ton manager, livrer un plan en 3 étapes, produire une première amélioration mesurable (délai, qualité, satisfaction, chiffre).

90 jours — Consolider et préparer la suite

Tu rends tes améliorations réplicables (doc, rituels), tu partages les leçons, tu proposes une feuille de route pour les 90 prochains jours et tu ouvres le sujet carrière (amplitude, mission, progression).

Scoreboard minimal

SemaineQuick win livréIndicateur avant → aprèsStakeholders vusFrictions repéréesDécisions prises
1
2
3
4

Le vendredi, tu remplis ce tableau en 10 minutes. Ce n’est pas pour « te fliquer » ; c’est pour raconter ta valeur sans te justifier.


Aligner tôt avec ton manager : le mémo qui t’évite 80 % des malentendus

Un bon début, c’est un accord clair sur ce qui compte. Dès la première semaine, propose un mémo d’une page : ton périmètre, tes priorités 30/60/90 jours, les métriques que tu suivras, tes points d’attention, la cadence des échanges. Tu demandes un retour en commentaires et tu ajustes. Ensuite, tu tiens un 1:1 hebdo avec trois questions : qu’est‑ce qui brûle ? qu’est‑ce qui progresse ? qu’est‑ce que je dois arrêter/commencer ? Tu deviens prévisible et lisible.

Rythme des updates : un message court le lundi (où tu vas) et un le vendredi (ce que tu as fait, ce que tu bloques, ce que tu proposes). La clarté rassure, et la proposition fait gagner du temps à ton manager.


Cartographier l’interne : qui écoute qui, qui décide quoi

Le pouvoir réel est rarement sur l’organigramme. Construis ta carte des parties prenantes : qui a l’influence, qui a les données, qui a la main sur les décisions. Tu cherches des alliés (ceux qui profitent de ce que tu fais), des sages (ceux qui ont de la mémoire) et des gardes (ceux qui bloquent quand c’est flou).

PersonneRôle réelIntérêt cléRisque perçuComment je crée de la valeur pour elle
A (Ops)Tient les processEfficience, moins d’erreursSurcharges/retardsJe nettoie un point douloureux et je documente
B (Sales)Porte la voix du terrainVitesse de réponsePerte d’autonomieJe fournis un script + raccourcis, pas des règles opaques
C (Data)Détient les chiffresQualité des inputsTravail supplémentaireJe propose un format light d’inputs et je le teste moi‑même

Tu ne « réseautes » pas au hasard. Tu aides de vraies personnes à résoudre vrais problèmes et tu apprends leur langage.


Prouver sans fanfare : ta trousse d’évidences (baseline → avant/après)

Arrête les PowerPoint de 25 slides. Tu veux une trousse de preuves qui tient en trois pièces : une baseline (où on en était quand tu arrives), des avant/après sur 2–3 indicateurs, et deux captures (tableau nettoyé, SOP, mail client). Ce pack sert à tes 1:1, à tes revues trimestrielles, et, soyons francs, à ton CV le jour où tu repartiras.

Ce qui fait foi

  • Baseline : chiffre ou état initial daté (« délai moyen 14 jours »).
  • Résultat : évolution observable (« 14 → 9 jours en 6 semaines »).
  • Contexte : ce que tu as fait et ce que tu n’as pas fait (limites).
  • Preuve : capture anonymisée, témoignage bref, artefact (SOP, template).

Astuce : garde un journal de bord (notes datées, 2–3 lignes) ; le jour où tu dois rédiger une évaluation, tu as tout.


Routines qui te gardent utile (sans t’épuiser)

Tu veux de l’impact sans finir en burn‑out. Calibre ta semaine autour de trois blocs : exécution (focus profond), coordination (réunions utiles), amélioration (petites optimisations). Vise 2 créneaux d’exécution profonde de 90 minutes par jour, un bloc coordination en milieu de journée, et 30 minutes d’amélioration en fin de journée (doc courte, nettoyage d’un tableau, clôture d’un sujet).

Règle santé : un jour par semaine sans réunion longue, au moins deux pauses 10 minutes/jour. Oui, c’est pro.


Prendre de l’ampleur : proposer des chantiers qui comptent

À partir de la semaine 6–8, tu peux proposer un petit chantier à fort levier si tout se passe bien. Trois critères : impact mesurable, dépendances limitées, horizon 4–6 semaines. Exemples : standardiser un point de passage qui fait perdre des heures, automatiser un suivi avec un outil déjà là, créer un kit d’onboarding (2 pages) pour réduire le temps d’autonomie. Tu viens avec un avant/après anticipé, un plan, un risque, et tu demandes un feu vert net.


Conversation carrière : préparer la progression sans forcer

Tu n’attends pas que quelqu’un « pense à toi ». À 60–75 jours, tu fais un point projection avec ton manager. Tu présentes : ce que tu as livré (preuves), ce qui a changé (indicateurs), ce que tu proposes pour le trimestre suivant (avec un impact clair), et ce que tu vises en termes d’amplitude (plus d’ownership, pas forcément un titre). Tu demandes : quels critères pour être considéré au niveau au‑dessus ? Quelles situations me prouveraient ? Et tu convenais d’un jalon à 90 jours.

Prépare un petit dossier de progression : 2 pages, les 3 cas les plus parlants, 2 témoignages courts, 1 avant/après chiffré. Tu rends la promotion évidente.


Pièges classiques des 90 premiers jours (et parades)

  • Vouloir tout améliorer en même temps → concentre‑toi sur un quick win visible + un chantier propriétaire.
  • Dire oui à tout → négocie des priorités ; propose un choix entre A/B.
  • T’excuser d’exister → assume ton périmètre ; pose des questions nettes ; propose.
  • Sur‑communiquer en réunion, sous‑documenter en asynchrone → inverse. Des écrits courts > des longs meetings.
  • Chercher l’amitié avant l’utilité → apporte de la valeur, le reste suit.

Si ça ne colle pas : sortie propre et constructive

Malgré tous tes efforts, le fit peut être mauvais. Ton diagnostic : manque d’alignement profond sur les valeurs, périmètre sans levier, promesse de poste qui n’est pas la réalité. Parle‑en tôt avec ton manager, propose une expérimentation (changer un rituel, un périmètre, un binôme) sur 2–3 semaines. Si rien ne bouge, prépare une transition digne : documente ce que tu as mis en place, forme la personne qui reprend, conserve les preuves de ce que tu as livré. Tu quittes clean, avec des alliés… et un pont pour demain.


Ton plan 30/60/90 prêt à coller

30 jours : rencontrer 10 personnes clés ; cartographier flux et métriques ; livrer 1 quick win utile ; mémo d’alignement 1 page.
60 jours : prendre ownership d’un périmètre ; livrer un premier résultat mesurable ; documenter pour réplication ; proposer un chantier levier.
90 jours : consolider les rituels ; pack de preuves (baseline + avant/après + captures) ; revue carrière et feuille de route T+90.


Conclusion

Dire « je veux un nouveau travail », c’est courageux. Mais tenir un nouveau travail, c’est autre chose : c’est de la clarté, des preuves, du rythme. Avec ce plan, tu sais quoi viser chaque semaine, comment le raconter et comment le transformer en amplitude. Tu fais plus que changer de badge : tu déplaces l’aiguille.


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