Faire écrire son livre : le guide complet pour transformer votre histoire, votre expertise ou votre vision en ouvrage
Vous avez une histoire à raconter. Une expérience à transmettre. Une méthode à formaliser. Une vision à défendre. Peut-être même un livre entier dans la tête depuis des années.
Mais il y a un problème : vous n’avez pas le temps, pas la méthode, pas la distance, ou pas l’envie d’écrire seul.
C’est précisément là qu’intervient le ghostwriting, aussi appelé travail de prête-plume : une collaboration entre une personne qui porte la matière du livre — sa vie, son expertise, sa pensée, son parcours — et un professionnel capable de transformer cette matière en ouvrage structuré, dense, lisible et publiable.
Faire écrire son livre ne consiste pas à déléguer son âme. Cela consiste à déléguer la mise en forme d’une matière dont vous restez la source. Un ghostwriter ne fabrique pas votre légitimité : il l’organise, l’intensifie et lui donne une forme littéraire ou éditoriale.
Pour les dirigeants, entrepreneurs, experts ou particuliers qui veulent passer de l’idée au manuscrit, un accompagnement professionnel peut faire gagner des mois — parfois des années. Vous pouvez découvrir ici mes services de ghostwriter : https://baptistenoury.com/ghostwriting/.
Faire écrire son livre, ce n’est pas tricher
Beaucoup de personnes hésitent à faire appel à un ghostwriter parce qu’elles associent encore l’écriture à un geste solitaire, presque sacré. Elles se disent : “Si quelqu’un m’aide à écrire, est-ce encore mon livre ?”
La réponse est oui, à condition que la collaboration soit honnête, cadrée et fidèle.
Un livre peut être profondément personnel même s’il a été accompagné. Dans les faits, beaucoup de livres politiques, autobiographiques, entrepreneuriaux, professionnels ou médiatiques sont structurés, coécrits, édités ou rédigés avec l’aide d’un professionnel. Ce qui compte, ce n’est pas que l’auteur ait tapé chaque phrase lui-même. Ce qui compte, c’est que le livre transmette fidèlement sa pensée, son expérience, sa voix et sa vérité.
Le ghostwriter intervient comme un révélateur. Il écoute, questionne, structure, reformule, coupe, densifie, relance, organise. Il transforme une masse de souvenirs, d’idées, d’anecdotes ou de concepts en un livre qui tient debout.
La non-fiction créative — catégorie qui englobe mémoires, récits personnels, essais narratifs et livres fondés sur une expérience réelle — repose justement sur cette articulation entre vérité, récit et forme. Purdue OWL rappelle que ce type d’écriture utilise les outils narratifs de la fiction, mais qu’il doit rester fondé sur des événements réellement vécus ou documentés.
Faire écrire son livre, ce n’est donc pas inventer une autorité. C’est rendre transmissible ce que vous portez déjà.
Pourquoi faire appel à un ghostwriter ?
Il y a trois grandes raisons.
La première est le temps. Écrire un livre demande des centaines d’heures : réfléchir, structurer, rédiger, relire, couper, réécrire. Beaucoup de personnes ont la matière, mais pas la disponibilité nécessaire.
La deuxième est la méthode. Un livre n’est pas une succession d’idées ou de souvenirs. Il exige une architecture, un rythme, une progression, une voix, une cohérence. C’est un objet éditorial.
La troisième est la distance. Quand on écrit sur sa vie, son entreprise, son métier ou sa pensée, on est trop proche de son sujet. On ne sait plus ce qui est important, ce qui est répétitif, ce qui est clair, ce qui manque, ce qui mérite un chapitre ou seulement trois lignes. Le ghostwriter apporte ce regard extérieur.
Un bon prête-plume ne demande pas seulement : “Que voulez-vous raconter ?”
Il demande :
“Pourquoi ce livre doit-il exister ?”
“À qui s’adresse-t-il ?”
“Quelle transformation doit-il produire chez le lecteur ?”
“Quelle est la vraie tension du livre ?”
“Qu’est-ce que vous n’avez jamais réussi à formuler clairement ?”
“Quelle scène, quelle idée ou quelle blessure contient déjà tout le projet ?”
C’est souvent à ce moment-là que le livre commence vraiment.
Quels types de livres peut-on faire écrire ?
On peut faire écrire presque tous les types de livres de non-fiction, à condition que le projet soit clairement défini.
Le livre de vie
C’est le récit d’un parcours personnel, familial, social ou intime. Il peut être destiné au public, à une maison d’édition, à l’autoédition ou simplement à une transmission privée.
Mais un livre de vie n’est pas un CV allongé. Il ne s’agit pas de raconter mécaniquement : “Je suis né, puis j’ai fait ceci, puis cela.”
Un bon récit de vie pose une question plus profonde :
Comment suis-je devenu celui que je suis ?
Qu’ai-je hérité de ma famille ?
Qu’ai-je mis des années à comprendre ?
Qu’est-ce que j’ai survécu à traverser ?
Quelle vérité ai-je longtemps refusé de voir ?
Que veux-je transmettre avant qu’il ne soit trop tard ?
Le memoir, proche du récit autobiographique, fonctionne particulièrement bien lorsqu’il se concentre sur des événements marquants ou transformateurs. Purdue OWL souligne que le succès d’un memoir dépend notamment de la capacité à organiser les événements, raconter une histoire et faire exister les personnages de manière crédible.
Le livre d’expertise
C’est le livre d’un consultant, d’un coach, d’un thérapeute, d’un avocat, d’un investisseur, d’un formateur, d’un médecin, d’un architecte, d’un expert métier.
Son objectif : transformer un savoir en livre clair, utile, différenciant.
Le piège du livre d’expertise, c’est l’abstraction. Trop d’idées, pas assez d’exemples. Trop de concepts, pas assez d’incarnation. Un bon ghostwriter aide à transformer une compétence en méthode, une méthode en chapitres, des chapitres en expériences de lecture.
Le livre d’entrepreneur
C’est un format extrêmement puissant. Il peut raconter la construction d’une entreprise, une vision du marché, une philosophie du management, une aventure collective, des erreurs, des décisions, des crises.
Mais il doit éviter deux dangers : l’autocélébration et la brochure commerciale.
Un bon livre d’entrepreneur ne dit pas seulement : “J’ai réussi.”
Il dit : “Voilà ce que cette réussite m’a coûté, ce qu’elle m’a appris, ce que je referais et ce que je ne referais jamais.”
Le livre manifeste
Il défend une vision. Il prend position. Il propose une autre manière de voir un métier, un secteur, une époque, une pratique.
C’est souvent un excellent format pour les dirigeants, fondateurs ou personnalités qui veulent construire une autorité intellectuelle.
Le livre hybride
C’est souvent la forme la plus efficace : récit personnel + expertise + réflexion + méthode.
Chaque chapitre peut partir d’une scène vécue, puis en tirer une idée, une leçon, une méthode ou une prise de position. Ce format permet de créer un livre à la fois incarné et utile.
Le vrai rôle du ghostwriter
Un ghostwriter n’est pas un simple rédacteur. C’est un architecte de livre.
Son rôle peut inclure :
l’écoute approfondie ;
la conduite d’entretiens ;
l’extraction des idées fortes ;
la construction du plan ;
la recherche de la voix ;
la rédaction ;
la réécriture ;
la hiérarchisation ;
la clarification ;
la mise en récit ;
la transformation des souvenirs en scènes ;
la transformation de l’expertise en méthode ;
la préparation d’un manuscrit cohérent.
Un bon ghostwriter doit savoir écouter, mais aussi résister. Il ne doit pas tout accepter. Il doit être capable de dire :
“Cette anecdote est intéressante, mais elle ne sert pas le livre.”
“Cette partie est trop longue.”
“Vous évitez le vrai sujet.”
“Cette idée mérite un chapitre entier.”
“Votre livre n’est pas sur votre réussite, il est sur le prix de cette réussite.”
“Ce passage est juridiquement sensible.”
“Cette voix ne vous ressemble pas.”
C’est cette exigence qui fait la différence entre un simple texte rédigé et un vrai livre.
La première étape : trouver le vrai sujet du livre
La plupart des gens arrivent avec un sujet apparent.
“Je veux raconter ma vie.”
“Je veux écrire sur mon entreprise.”
“Je veux transmettre ma méthode.”
“Je veux parler de leadership.”
“Je veux raconter mon parcours.”
Mais le travail commence quand on trouve le sujet profond.
Sujet apparent : “Mon parcours entrepreneurial.”
Sujet profond : “Comment construire sans réseau, sans héritage et sans trahir son origine.”
Sujet apparent : “Ma méthode de management.”
Sujet profond : “Pourquoi la plupart des managers confondent bienveillance et évitement du conflit.”
Sujet apparent : “Mon histoire familiale.”
Sujet profond : “Comment une famille fabrique du silence et comment on apprend à parler.”
Sujet apparent : “Ma réussite.”
Sujet profond : “Ce que la réussite m’a pris avant de me donner quelque chose.”
Un ghostwriter aide à formuler ce déplacement. Et c’est ce déplacement qui donne au livre sa force.
Vous pouvez très bien avoir une vie intéressante, une carrière remarquable ou une expertise solide, mais cela ne suffit pas encore à faire un livre. Un livre naît quand cette matière rencontre une question centrale.
La phrase-projet : la boussole du livre
Avant d’écrire, il faut pouvoir résumer le projet en une phrase dense.
Exemples :
“Ce livre raconte comment j’ai transformé une enfance silencieuse en travail de parole.”
“Ce livre explique pourquoi les entrepreneurs échouent moins par manque d’idées que par manque de lucidité sur eux-mêmes.”
“Ce livre transmet une méthode de décision forgée dans vingt ans de crises.”
“Ce livre raconte la construction d’une entreprise familiale et la difficulté de transmettre sans posséder.”
“Ce livre montre comment j’ai appris à ne plus confondre loyauté et sacrifice.”
Cette phrase n’est pas une accroche marketing. C’est une boussole de travail. Elle permet de savoir quoi garder, quoi couper, quoi approfondir.
Un livre sans phrase-projet devient vite un mélange d’anecdotes, d’idées, de souvenirs et de digressions. Un livre avec une phrase-projet avance.
La collecte : faire émerger la matière brute
Le cœur du ghostwriting, ce sont souvent les entretiens.
Un bon entretien de ghostwriting n’est pas une conversation ordinaire. Il sert à extraire la matière profonde du livre.
On cherche :
des scènes ;
des dates ;
des lieux ;
des conflits ;
des décisions ;
des émotions ;
des erreurs ;
des contradictions ;
des phrases marquantes ;
des images ;
des exemples ;
des personnages ;
des moments de bascule ;
des silences ;
des documents ;
des preuves ;
des archives.
La question n’est jamais seulement : “Que s’est-il passé ?”
La vraie question est : “Qu’est-ce que cela a changé ?”
C’est particulièrement important pour les livres fondés sur le réel. La non-fiction créative demande de raconter ce qui est arrivé, mais aussi de construire une réflexion autour de l’expérience. Purdue OWL distingue notamment le personal essay, le memoir et le literary journalism comme des formes majeures de cette écriture du réel.
Le ghostwriter doit donc savoir recueillir les faits, mais aussi leur donner une portée.
Transformer la matière brute en livre
La matière brute ressemble souvent à ceci :
“J’ai créé mon entreprise en 2012. Au début, c’était difficile. Je n’avais pas beaucoup d’argent, pas de réseau, je travaillais beaucoup, mais j’ai tenu.”
C’est vrai, mais ce n’est pas encore un livre.
Une version travaillée pourrait devenir :
“En 2012, l’entreprise tenait dans un ordinateur fatigué, un compte bancaire presque vide et une certitude que je n’aurais pas su défendre devant un banquier. Je n’avais ni réseau, ni investisseur, ni méthode. J’avais seulement une intuition : si personne ne m’ouvrait la porte, il faudrait apprendre à fabriquer la poignée.”
La différence ne tient pas seulement au style. Elle tient à la forme. La deuxième version donne une image, une tension, un rythme, un point de vue. Elle rend l’expérience mémorable.
C’est cela, faire écrire son livre : transformer une matière vraie en expérience de lecture.
L’architecture : le livre avant les phrases
Un livre ne commence pas par de belles phrases. Il commence par une structure.
Avant d’écrire, il faut savoir :
à qui l’on parle ;
quelle promesse on fait ;
où commence le livre ;
où il se termine ;
quelles parties le composent ;
quels chapitres sont nécessaires ;
quels exemples incarnent les idées ;
quelles scènes portent la tension ;
quels passages doivent être courts ;
quels passages méritent d’être développés.
Un livre peut être chronologique, thématique, problématique, fragmentaire, narratif, pédagogique ou hybride.
Pour un entrepreneur, une structure efficace pourrait être :
- Le point de départ
- Le marché tel que personne ne le regardait
- Les premières erreurs
- La première vraie décision
- La crise qui oblige à changer
- Le recrutement comme épreuve
- La croissance et ses illusions
- Ce que l’entreprise révèle de son fondateur
- Ce que je ne referais pas
- Ce que je veux transmettre
Pour un expert :
- Le problème que tout le monde sous-estime
- Les fausses solutions
- Le principe central
- La méthode
- Les cas concrets
- Les erreurs fréquentes
- Les objections
- La mise en pratique
- Les limites
- La vision
Pour un récit de vie :
- La scène d’ouverture
- Le monde d’origine
- La règle invisible
- La rupture
- La traversée
- Le mensonge ou le silence
- La prise de conscience
- La reconstruction
- Ce qui reste
- La transmission
Le ghostwriter aide à trouver la forme qui correspond au fond.
La voix : le point le plus délicat
Le plus grand défi du ghostwriting est la voix.
Un livre accompagné ne doit pas donner l’impression qu’un rédacteur extérieur parle à la place de l’auteur. Il doit donner l’impression que l’auteur parle mieux : plus clairement, plus densément, plus précisément, mais sans perdre sa singularité.
Pour cela, le ghostwriter doit écouter :
le vocabulaire naturel ;
les expressions récurrentes ;
le niveau de langage ;
l’humour ;
la pudeur ;
la brutalité éventuelle ;
le rythme ;
la manière de raconter ;
la manière de penser ;
la manière de douter ;
la manière d’affirmer.
Un dirigeant direct ne doit pas se retrouver avec un style excessivement littéraire.
Un témoin sensible ne doit pas être transformé en consultant froid.
Un expert précis ne doit pas devenir vague sous prétexte de vulgarisation.
Un entrepreneur énergique ne doit pas être aplati dans une prose administrative.
La voix doit être révélée, pas remplacée.
C’est pour cette raison que le travail d’entretien est essentiel. Un ghostwriter ne peut pas écrire justement s’il n’a pas entendu la personne.
La vérité : condition de crédibilité
Faire écrire son livre ne dispense pas d’un rapport sérieux à la vérité.
Dans un récit autobiographique, entrepreneurial ou professionnel, on peut condenser certains épisodes, simplifier une chronologie, reconstruire prudemment un dialogue, changer des détails secondaires pour protéger des personnes. Mais on ne doit pas inventer des faits majeurs et les présenter comme réels.
La non-fiction créative utilise des techniques littéraires, mais elle repose sur une exigence de vérité. Purdue OWL insiste sur ce point : le genre peut emprunter à la fiction ses outils narratifs, mais il dépend d’un récit fidèle d’expériences ou d’événements réellement arrivés.
Dans un manuscrit sérieux, on distingue donc :
ce qui est certain ;
ce qui est un souvenir ;
ce qui est une interprétation ;
ce qui est rapporté par d’autres ;
ce qui est documenté ;
ce qui reste incertain.
Cette honnêteté n’affaiblit pas le livre. Elle le renforce.
Les questions juridiques : ne pas les traiter à la légère
Un projet de ghostwriting doit être cadré par écrit.
En France, la Ligue des auteurs professionnels rappelle que la relation entre le commanditaire et le prête-plume doit être encadrée contractuellement, notamment par un contrat de cession de droits ou un contrat d’édition selon les situations.
Le contrat doit préciser :
la mission ;
le périmètre ;
le calendrier ;
la rémunération ;
les livrables ;
les entretiens prévus ;
les révisions incluses ;
la confidentialité ;
le crédit ou l’anonymat ;
les droits cédés ;
l’usage éventuel de l’IA ;
la propriété des fichiers ;
la responsabilité sur les faits ;
les conditions de résiliation ;
les modalités de publication.
Ce n’est pas une formalité. C’est ce qui protège la relation.
Il faut aussi être attentif au droit moral. En France, le Code de la propriété intellectuelle prévoit que l’auteur jouit du droit au respect de son nom, de sa qualité et de son œuvre ; ce droit est attaché à la personne, perpétuel, inaliénable et imprescriptible.
Autrement dit, la question du crédit, de l’anonymat et des droits ne doit jamais être improvisée.
Vie privée, proches et passages sensibles
Un livre peut parler d’autres personnes : famille, associés, collègues, anciens conjoints, adversaires, clients, institutions.
Il faut donc être prudent.
En France, l’article 9 du Code civil dispose que chacun a droit au respect de sa vie privée, et le juge peut prendre des mesures pour empêcher ou faire cesser une atteinte à l’intimité de la vie privée.
Dans un livre accompagné, il faut surveiller :
les noms réels ;
les adresses ;
les détails médicaux ;
les informations financières ;
les accusations ;
les secrets familiaux ;
les correspondances privées ;
les données professionnelles confidentielles ;
les éléments permettant d’identifier quelqu’un.
La solution peut être d’anonymiser, de modifier certains détails secondaires, de demander une autorisation, de faire relire juridiquement ou de supprimer des informations inutilement identifiantes.
Un ghostwriter sérieux doit savoir alerter sur ces points. Il ne remplace pas un avocat, mais il doit avoir assez de culture éditoriale pour savoir quand un passage devient sensible.
Combien coûte un ghostwriter ?
Le coût dépend de nombreux facteurs :
la longueur du livre ;
la complexité du sujet ;
le nombre d’entretiens ;
la quantité de recherche ;
le niveau littéraire attendu ;
l’urgence ;
la confidentialité ;
la notoriété du ghostwriter ;
la stratégie éditoriale ;
les droits ;
le degré d’accompagnement.
Un livre court, privé et familial ne demande pas le même investissement qu’un livre de dirigeant destiné à une maison d’édition ou à une stratégie de marque personnelle.
Il faut se méfier des prix très bas : écrire un livre complet demande du temps, de l’écoute, de la réflexion, de la structuration, plusieurs versions. À l’inverse, un prix élevé doit toujours correspondre à une méthode claire, des livrables précis et un niveau d’exigence réel.
Le bon ghostwriter ne vend pas seulement des pages. Il vend une transformation : passer d’une matière confuse à un livre lisible, dense et cohérent.
Comment se déroule une collaboration ?
Une collaboration professionnelle peut suivre ces étapes.
D’abord, un diagnostic : comprendre le projet, le type de livre, l’objectif, le lecteur, le niveau d’ambition.
Ensuite, la collecte : entretiens, documents, archives, notes, lectures, recherches.
Puis l’architecture : plan détaillé, table des matières, résumé des chapitres, angle général.
Ensuite, souvent, un chapitre test : il permet de valider la voix, le ton, la densité, le rythme.
Puis vient la rédaction : chapitre par chapitre, avec validations régulières.
Ensuite, la révision : reprise de la structure, des transitions, du style, des exemples, des passages faibles.
Enfin, selon le projet, la préparation éditoriale : synopsis, note d’intention, dossier éditeur, quatrième de couverture, version autoédition ou version privée.
À chaque étape, le client reste impliqué. Faire écrire son livre ne signifie pas disparaître. Cela signifie collaborer.
Comment choisir le bon ghostwriter ?
Il faut regarder plusieurs critères.
D’abord, la qualité d’écoute. Le ghostwriter comprend-il réellement votre projet ou plaque-t-il une méthode générique ?
Ensuite, la capacité de structuration. Sait-il transformer une matière complexe en architecture claire ?
Puis la voix. Est-il capable de s’effacer suffisamment pour écrire dans votre tonalité ?
Il faut aussi regarder le sérieux contractuel, la confidentialité, la compréhension des enjeux juridiques, la qualité du style, la capacité à challenger et la clarté du processus.
Voici quelques questions à poser :
Quelle est votre méthode ?
Combien d’entretiens prévoyez-vous ?
Comment travaillez-vous la voix ?
Travaillez-vous au forfait ou par étapes ?
Que se passe-t-il si un chapitre ne me convient pas ?
Qui détient les droits ?
Êtes-vous crédité ?
Comment gérez-vous la confidentialité ?
Utilisez-vous l’IA ?
Combien d’allers-retours sont inclus ?
Pouvez-vous m’aider à préparer un dossier éditeur ?
Un bon ghostwriter doit répondre clairement.
Si vous cherchez un accompagnement structuré pour transformer votre parcours, votre expertise ou votre vision en livre, vous pouvez consulter cette page : Services de ghostwriter.
Les signaux d’alerte
Méfiez-vous d’un ghostwriter qui :
promet un best-seller ;
ne parle jamais de contrat ;
ne parle pas des droits ;
ne pose presque pas de questions ;
veut écrire immédiatement sans cadrage ;
ne prévoit pas de plan ;
n’explique pas sa méthode ;
minimise les risques juridiques ;
utilise l’IA sans transparence ;
produit un style générique ;
refuse les étapes de validation ;
vous flatte au lieu de travailler le livre.
Un livre sérieux demande une méthode sérieuse.
Maison d’édition, autoédition ou livre privé ?
Faire écrire son livre ne signifie pas forcément vouloir publier en librairie.
Il existe trois grandes voies.
La maison d’édition apporte une légitimité, une diffusion, une sélection, un accompagnement éditorial. Mais elle implique des délais, une incertitude et une perte partielle de contrôle.
L’autoédition donne plus de liberté, de rapidité et de maîtrise. Elle exige en revanche un vrai niveau professionnel : correction, maquette, couverture, impression, diffusion, promotion.
La publication privée est idéale pour un livre familial, une transmission, un livre d’entreprise interne ou un témoignage destiné à un cercle restreint.
Le choix dépend de l’objectif. On n’écrit pas le même livre pour ses enfants, pour ses clients, pour un éditeur, pour ses équipes ou pour le grand public.
Le livre comme actif stratégique
Un livre peut devenir un actif puissant.
Pour un entrepreneur, il peut clarifier une vision.
Pour un dirigeant, il peut transmettre une culture.
Pour un expert, il peut installer une autorité.
Pour un consultant, il peut devenir un outil de crédibilité.
Pour une personnalité, il peut reprendre le contrôle d’un récit public.
Pour un particulier, il peut laisser une trace.
Mais un livre stratégique ne doit jamais ressembler à une publicité. Les lecteurs sentent très vite lorsqu’un ouvrage est seulement un outil de vente déguisé.
Un bon livre peut servir votre image, vos affaires ou votre transmission, mais il doit d’abord être intéressant, utile ou touchant pour le lecteur.
C’est là que le ghostwriting devient précieux : il aide à transformer un projet personnel ou professionnel en objet éditorial crédible.
Ce que le ghostwriter apporte vraiment
Au fond, un ghostwriter apporte quatre choses.
Il apporte de la clarté : il trie la matière.
Il apporte de la structure : il construit le livre.
Il apporte de la densité : il donne du poids aux idées et aux scènes.
Il apporte de la distance : il voit ce que l’auteur ne voit plus.
Un client arrive souvent avec une phrase comme :
“Je veux raconter mon parcours.”
Le ghostwriter peut aider à découvrir que le vrai livre est :
“Ce que ce parcours m’a appris sur la solitude du pouvoir.”
“Comment j’ai appris à décider sans certitude.”
“Pourquoi j’ai longtemps confondu ambition et fuite.”
“Ce que mon entreprise m’a obligé à comprendre de moi-même.”
“Comment transformer une blessure en méthode.”
Le travail du ghostwriter consiste à entendre le livre caché derrière le livre déclaré.
Conclusion : faire écrire son livre, c’est prendre son projet au sérieux
Faire écrire son livre, ce n’est pas acheter du texte. C’est entrer dans une collaboration exigeante, intime et stratégique.
Un bon livre accompagné repose sur cinq piliers :
une matière forte ;
une intention claire ;
une structure solide ;
une voix juste ;
un cadre contractuel sérieux.
Le ghostwriter n’est pas là pour remplacer l’auteur. Il est là pour faire émerger ce que l’auteur porte déjà, mais qu’il ne parvient pas encore à formuler seul.
Si vous avez une histoire, une expertise, une méthode ou une vision à transformer en livre, le plus important n’est pas de commencer par écrire. Le plus important est de clarifier ce que ce livre doit vraiment dire.
Ensuite vient la forme.
Puis la structure.
Puis la voix.
Puis le manuscrit.
Et c’est précisément le rôle d’un ghostwriter : faire passer une matière vivante dans une forme qui dure.
Pour être accompagné dans ce travail, vous pouvez découvrir mes services ici : https://baptistenoury.com/ghostwriting/.


