Netflix et le Xbox Game Pass vont s’effondrer pour les mêmes raisons (et ça a déjà commencé)

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Netflix et le Xbox Game Pass vont s’effondrer pour les mêmes raisons (et ça a déjà commencé)

Sur le papier, c’est le rêve du consommateur.
👉 Pour moins de 20 balles par mois, tu accèdes à des centaines d’heures de contenu haut de gamme : films, séries, jeux AAA, nouveautés, exclusivités.

Netflix t’offre le binge illimité.
Game Pass t’offre les plus gros jeux dès leur sortie.

Mais voilà : ce modèle est un leurre économique.
Et les signaux sont de plus en plus visibles.

Tu veux comprendre comment deux empires peuvent s’écrouler pour les mêmes raisons invisibles ?
Il faut creuser derrière le confort utilisateur… et regarder la mécanique réelle du modèle d’abonnement all-you-can-eat.

Le fantasme de l’abonnement illimité

À première vue, tout semble parfait :

  • Le consommateur paie peu, en continu
  • L’entreprise reçoit un flux de revenus récurrents
  • Le contenu est abondant, mis à jour, rafraîchi
  • Les algorithmes optimisent la fidélisation

C’est ce qu’on appelle en SaaS : le modèle d’abonnement “sticky”.
Le produit devient une habitude. Tu l’oublies dans tes dépenses fixes. Tout le monde est content.

Sauf que… ce modèle ne tient que si la marge reste positive.

Et là, les ennuis commencent.


Problème n°1 : le coût marginal est explosif

Produire un film comme Stranger Things, ça coûte entre 30 et 40 millions par saison.
Un jeu comme Starfield ou Forza Horizon, c’est plus de 100 millions de dev.
Et tu offres ça à des abonnés qui paient… 15,99 € / mois ?

Tu empiles des contenus à très forte valeur de production…
…mais tu compresses leur rentabilité dans un prix fixe ridiculement bas.

C’est le syndrome Spotify :
Plus il y a de titres écoutés, plus la plateforme paie les ayants droit…
Mais le prix d’abonnement reste identique. Résultat : tu grossis, mais tu creuses ton propre déficit.

Netflix comme Game Pass ont ce même vice structurel :
Plus ils veulent séduire, plus ils s’appauvrissent.


Problème n°2 : la dépendance aux tiers (et le déséquilibre de pouvoir)

Game Pass ne produit pas tous ses jeux. Netflix ne produit pas tous ses films.
Ils achètent, louent, licencient, co-produisent.

Et à mesure que la plateforme grossit… les créateurs de contenu reprennent le pouvoir.

Disney a retiré ses licences de Netflix.
Warner Bros négocie dur avec Microsoft.
Ubisoft, EA, Take-Two veulent leur propre Game Pass.

Le château de cartes tremble dès que les producteurs de contenu se rendent compte qu’ils gagnent plus en vendant directement, ou en récupérant leurs droits pour créer leurs propres plateformes.

Résultat ? Netflix doit produire plus. Microsoft doit intégrer ses propres studios (Bethesda, Activision).
👉 Ils deviennent producteurs pour compenser l’érosion des partenariats.

Mais ça les rend encore plus exposés au Problème n°1 : les coûts.


Problème n°3 : l’illusion de fidélité

Tu crois que ton abonnement fidélise le client.
Mais ce que tu crées, c’est une infidélité généralisée et permanente.

Pourquoi ? Parce que :

  • Netflix forme ses utilisateurs à tout consommer en quelques jours… puis à partir.
  • Game Pass te pousse à tester 10 jeux… sans jamais t’impliquer profondément.

Résultat :

  • Tu paies pour produire beaucoup.
  • Tes utilisateurs se lassent plus vite.
  • Tu dois renouveler en permanence.
  • Tu cours après l’attention… en détruisant la relation.

C’est l’inverse du bon business.
Tu épuises ta marge pour nourrir une audience de plus en plus volatile.

Le modèle économique de Netflix et du Game Pass : croissance par déficit, chute par saturation

Quand une entreprise perd de l’argent, on suppose qu’elle va mal.
Mais dans le monde tech, perdre de l’argent, c’est devenu une stratégie.

Netflix a perdu de l’argent pendant des années.
Microsoft Game Pass, malgré ses millions d’abonnés, n’est toujours pas rentable.

Pourquoi ils tiennent encore ?
Parce qu’ils ont levé des milliards, qu’ils brûlent du cash pour croître… et qu’ils jouent la carte du winner takes all : l’illusion qu’en étant les plus gros, ils finiront par devenir rentables.

Mais le problème, c’est que le fondement même de leur modèle est vicié.
Pas leur croissance. Leur logique.


1. Une course au contenu non viable

Netflix sort plus de 1500 heures de contenus originaux par an.
Game Pass ajoute 25 à 50 jeux chaque mois.

Ça impressionne. Mais ça coûte une fortune.
Et chaque nouvelle production :

  • doit attirer un max d’audience, immédiatement
  • a une durée de vie de plus en plus courte (binge, oubli, suivant)
  • ne rapporte jamais plus que l’abonnement mensuel fixe

En gros : tu dépenses comme si chaque contenu était un produit haut de gamme,
mais tu le monétises comme s’il valait 3 centimes par utilisateur.

C’est l’inverse de l’effet catalogue (à la Amazon) :
Plus tu rajoutes du contenu, plus tu dilues la valeur de chaque nouveau produit.


2. Une fausse scalabilité

Un bon business scalable :

  • ajoute des clients
  • sans ajouter proportionnellement de coûts
  • et avec des marges qui s’améliorent dans le temps

Netflix et Game Pass ?
C’est l’inverse :

  • Plus ils ont d’abonnés, plus ils doivent produire
  • Plus ils produisent, plus les coûts explosent
  • Et plus la fidélité devient difficile (saturation, zapping, inflation d’attente)

Ce n’est pas une croissance exponentielle.
C’est une fuite en avant linéaire… avec des coûts exponentiels.

Et la vérité, c’est que ce modèle n’est pas scalable. Il est addictif.
Tu dois nourrir la bête en permanence.
Et chaque mois, tu dois faire mieux, plus, plus vite… pour ne pas perdre des abonnés.


3. L’algorithme comme dealer de dopamine

Netflix ne t’aide pas à choisir le bon film.
Il t’aide à rester captif.
Idem pour Game Pass : tu ne choisis pas vraiment, tu scrolles, tu testes, tu reviens.

C’est un modèle basé sur la consommation rapide et l’abondance illusoire.

Mais ça pose deux problèmes :

  • Le contenu devient un produit jetable
  • L’utilisateur ne valorise plus rien (ni ton film, ni ton jeu, ni ton travail)

Et donc :

  • Tu t’épuises à produire du premium
  • Pour une audience qui a appris à consommer du low-attention

Résultat ?
Tu crées de l’indifférence en investissant massivement.
C’est le cauchemar économique absolu.


4. L’effet buffet : quand trop de choix tue la valeur perçue

Tu vas au resto à volonté.
Tu peux tout manger. C’est cool.
Mais est-ce que tu valorises vraiment le steak ? La sauce maison ? Le dessert fait main ?
Non. Tu remplis ton assiette, tu survoles, tu gaspilles, tu oublies.

C’est ce qui arrive à Netflix.
C’est ce qui gangrène Game Pass.

Tu as 100 options. Mais aucune urgence. Aucune tension. Aucune valeur perçue.

Tu transformes du contenu premium en fast food mental.
Et ça, ça ne justifie jamais un pricing haut de gamme.

Pourquoi Netflix et le Game Pass pourraient s’effondrer (et ce qu’il faudrait pour les sauver)

Tu l’as vu : leur modèle repose sur un cercle vicieux.

  1. Créer toujours plus de contenu pour fidéliser
  2. Ce contenu coûte de plus en plus cher
  3. Les abonnés deviennent volatiles, désensibilisés
  4. La marge fond, l’endettement augmente
  5. Tu te retrouves piégé par ta propre croissance

Mais ce cercle, il ne peut pas tourner indéfiniment.
Parce qu’à un moment… l’attention humaine se sature. Les coûts explosent. Et les actionnaires veulent des profits.

Et c’est là que le château de cartes peut s’effondrer.


Le point de rupture : la limite psychologique du “trop”

C’est déjà en train d’arriver.

  • Les abonnés Netflix regardent de moins en moins de contenus complets.
  • Le temps de jeu moyen sur Game Pass est faible.
  • Le taux de désabonnement augmente dès qu’il n’y a plus “la série du moment” ou “le jeu phare du mois”.
  • La production coûte toujours plus… pour un impact toujours moindre.

Plus ils en font, moins ça touche.
Et moins ça touche, plus ils doivent forcer.
Jusqu’à ce que ça craque.

On est en train d’assister à l’ubérisation du contenu premium :
Une illusion de richesse pour l’utilisateur, une réalité de déficit pour le créateur.


Ce qui pourrait les faire tomber : 3 scénarios réalistes

1. Un recul massif des licences majeures

Disney+, HBO Max, Paramount+ reprennent leurs contenus.
Les studios de jeux reprennent leurs exclus.

Résultat : Netflix et Game Pass se retrouvent à produire eux-mêmes, dans un monde où :

  • L’attention baisse
  • Les coûts montent
  • Et la fidélité devient une denrée rare

Ça, c’est déjà en cours.


2. Une hausse des prix… qui casse le modèle

Pour devenir rentables, ils n’ont qu’une option : monter les tarifs.

Mais dès qu’ils le font :

  • Les abonnés partent
  • La valeur perçue chute (à cause de l’effet buffet)
  • La presse s’en mêle (“Netflix devient trop cher”, “Game Pass augmente encore”)

Tu arrives à une absurdité :
Tu paies plus pour une expérience moins engageante qu’avant.


3. Un switch des créateurs vers des modèles alternatifs

Les studios de jeux peuvent vendre sur Steam ou Epic.
Les producteurs de séries peuvent vendre en direct, en VOD, en NFT, en événementiel, en bundle.

Tu crois que les artistes, les auteurs, les devs vont continuer à se faire tondre à 0,002 € la minute consommée ?
Non. Ils vont reprendre leur marge. Et ça, ça fracture le modèle.


Le seul modèle qui peut tenir : la rareté choisie

Et si tu veux survivre dans ce monde-là, faut changer de logique.

Passer de :
👉 “Je donne tout à tout le monde, tout le temps”
À :
👉 “Je crée peu, mais ça a de la valeur. Je le vends bien, au bon moment, aux bonnes personnes.”

C’est le modèle Substack. C’est le modèle Apple Arcade. C’est le modèle de la masterclass bien packée, pas de la série jetable.

C’est aussi le retour au paiement à l’usage, à l’événement, à l’unicité.

Ce n’est pas la fin du streaming.
C’est la fin du streaming illimité, sous-évalué, massifié.


En conclusion : la vraie question n’est pas “quand”, mais “comment”

Netflix et Game Pass ne vont pas disparaître du jour au lendemain.
Mais leur modèle, lui, est déjà en train de muter.

Ils seront obligés de :

  • segmenter leur offre
  • remonter leurs prix (ça a déjà été fait plusieurs fois)
  • produire moins, mais mieux
  • créer des formats à forte marge (événements, interactions, pay-per-view)
  • intégrer du e-commerce, du jeu, de la communauté, du live, de la monétisation alternative, et ce sera au détriment de la qualité de vie

Bref : redevenir rentables. Par la contrainte.

Et c’est là que le confort de l’utilisateur va se heurter à la dure réalité du capital.

Ce n’est pas une révolution. C’est un retour au bon sens économique.


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