Le business model de Medadom : comment la téléconsultation devient (vraiment) rentable
La téléconsultation, tout le monde en parle. Peu savent comment ça gagne de l’argent. Et encore moins comprennent pourquoi Medadom fait partie des rares acteurs à avoir trouvé un modèle viable.
Pas un gadget. Pas une app de plus. Un vrai business, structuré, malin, et pensé pour durer.
On va décortiquer ça sans jargon, sans bullshit, et surtout sans répéter ce que tout le monde dit déjà.
Medadom, ce n’est pas “juste” de la téléconsultation
Premier point clé – et c’est là que beaucoup se plantent :
👉 Medadom n’est pas une plateforme grand public classique comme Doctolib ou Qare.
Son cœur de jeu, ce sont les bornes et cabines de téléconsultation, installées physiquement :
- pharmacies
- mairies
- entreprises
- EHPAD
- territoires sous-dotés en médecins
Autrement dit : Medadom ne remplace pas le système de santé, il se branche dessus là où il y a une vraie friction.
Et c’est exactement là que son business model devient intéressant.
Le problème que Medadom résout (mieux que les autres)
Avant de parler d’argent, faut parler de réalité terrain.
Aujourd’hui :
- les déserts médicaux explosent
- les médecins manquent de temps
- les patients attendent des jours (voire semaines)
- les collectivités sont sous pression
Les apps de téléconsultation “classiques” règlent une partie du problème, mais pas tout :
- pas toujours de cadre
- pas d’équipement médical
- pas de lien avec les acteurs locaux
Medadom arrive avec une promesse simple :
👉 recréer une consultation médicale complète, mais à distance, dans un lieu physique sécurisé.
C’est cette hybridation (digital + physique) qui rend le modèle crédible… et monétisable.
Les piliers du business model de Medadom
Le modèle repose sur plusieurs sources de revenus, pas une seule.
Et c’est exactement ce qui le rend solide.
1️⃣ Les bornes de téléconsultation : le socle du modèle
Les fameuses bornes Medadom ne sont pas posées là pour faire joli.
Elles sont :
- louées ou mises à disposition
- installées chez des partenaires (pharmacies, collectivités, entreprises)
- équipées d’outils médicaux connectés (tensiomètre, stéthoscope, otoscope, etc.)
💡 Qui paie ?
Pas le patient directement.
Ce sont :
- les pharmacies
- les collectivités locales
- les entreprises
qui financent l’installation ou l’usage.
Pourquoi ils acceptent de payer ?
- attractivité locale
- service aux administrés
- désengorgement des urgences
- image “santé & innovation”
Medadom vend donc une solution clé en main, pas une simple visio.
2️⃣ Les consultations remboursées : un modèle aligné avec la Sécu
Deuxième pilier ultra stratégique :
👉 les téléconsultations sont prises en charge par l’Assurance Maladie, comme une consultation classique (dans un cadre précis).
Résultat :
- le patient ne freine pas
- l’usage augmente
- le volume suit
Medadom se rémunère via :
- une part sur l’acte médical
- des accords avec les médecins partenaires
C’est un point clé : le business n’est pas dépendant uniquement du pouvoir d’achat du patient.
Il s’appuie sur un système existant, institutionnalisé.
3️⃣ Les médecins : un modèle attractif, pas prédateur
Contrairement à certaines plateformes qui pressent les praticiens comme des citrons, Medadom joue une autre carte.
Pour les médecins :
- flexibilité
- téléconsultations encadrées
- équipement médical fiable
- moins de charge administrative
Ils ne viennent pas “pour tester”.
Ils viennent parce que le cadre est clair et le volume au rendez-vous.
Et quand l’offre médicale tient, le modèle économique tient aussi.
À ce stade, tu vois déjà une chose :
👉 Medadom n’a pas un business model gadget, mais un écosystème verrouillé.
Dans la prochaine partie, on va voir :
- pourquoi ce modèle est plus défendable que celui de ses concurrents
- où Medadom gagne vraiment de l’argent
- et quelles sont ses limites (parce qu’il y en a)
Pourquoi le business model de Medadom est plus défendable que celui de ses concurrents
Si tu compares Medadom aux autres acteurs de la téléconsultation, tu comprends vite un truc : ils ne jouent pas au même jeu.
La majorité des plateformes :
- misent tout sur l’acquisition digitale
- brûlent du cash en pub
- dépendent d’un usage “confort” (pas vital)
- ont un churn élevé
Medadom, lui, a fait un choix beaucoup plus stratégique :
👉 verrouiller la demande en amont.
1️⃣ La demande n’est pas “marketing”, elle est structurelle
Une borne Medadom dans une pharmacie ou une mairie, ce n’est pas :
- un utilisateur à convaincre
- un clic à acheter
- une app à installer
C’est un besoin immédiat :
- quelqu’un qui a un souci maintenant
- pas de médecin dispo
- un lieu de confiance
- une solution sur place
Résultat :
- taux d’usage élevé
- pas de dépendance aux ads
- coût d’acquisition patient quasi nul
C’est ça la vraie force du modèle.
2️⃣ Un ancrage territorial que les apps n’ont pas
Autre point clé que peu d’articles soulignent :
👉 Medadom est physiquement présent dans les territoires.
Ça change tout.
Pourquoi ?
- les collectivités deviennent des partenaires, pas de simples clients
- les pharmacies sont des relais de confiance
- l’État voit ça comme une solution, pas une menace
Ce positionnement “infrastructure de santé” protège Medadom :
- des effets de mode
- des changements d’algorithmes
- de la guerre des prix entre apps
Ce n’est plus juste du digital health.
C’est de l’aménagement médical du territoire.
3️⃣ Là où Medadom gagne vraiment de l’argent
Soyons clairs :
👉 ce n’est pas sur une consultation isolée que Medadom fait sa marge.
La valeur est ailleurs.
Principalement dans :
- la récurrence des contrats (pharmacies, collectivités, entreprises)
- la densité d’usage des bornes
- la mutualisation des médecins sur plusieurs points de consultation
Plus une borne est utilisée :
- plus les coûts fixes sont amortis
- plus la rentabilité grimpe
- plus le modèle devient solide
C’est un modèle de volume intelligent, pas de micro-marges.
Les limites du business model (parce que oui, il y en a)
Un modèle intelligent ne veut pas dire magique.
1️⃣ Une forte dépendance au cadre réglementaire
Medadom bénéficie aujourd’hui :
- d’un cadre favorable
- du remboursement des téléconsultations
- d’une volonté politique de désengorger le système
Mais soyons honnêtes :
👉 si les règles changent brutalement, l’impact peut être réel.
C’est le prix à payer quand ton business est imbriqué dans un système public.
2️⃣ Un modèle plus lent à déployer qu’une app
Installer des bornes :
- prend du temps
- nécessite des accords locaux
- implique de la logistique
Donc oui :
- la croissance est plus progressive
- moins “scalable” sur le papier qu’un SaaS pur
Mais en échange :
👉 la concurrence est beaucoup plus difficile à copier.
Ce qu’il faut retenir (sans blabla)
Le business model de Medadom repose sur une idée simple mais puissante :
👉 ne pas courir après les patients, mais être là où ils n’ont plus d’alternative.
C’est :
- hybride (physique + digital)
- institutionnalisé
- ancré dans le réel
- pensé pour durer, pas pour buzzer
Dans la prochaine partie, on va voir :
- ce que ce modèle dit de l’avenir de la téléconsultation
- pourquoi Medadom est plus proche d’une “infrastructure” que d’une startup classique
- et ce que les entrepreneurs peuvent apprendre de cette stratégie
Ce que le business model de Medadom nous apprend (et pourquoi il est malin)
On va prendre un peu de hauteur, sans partir dans la philo de comptoir.
Le business model de Medadom n’est pas intéressant uniquement parce qu’il fonctionne.
Il est intéressant parce qu’il va à contre-courant de la majorité des startups tech.
Là où beaucoup cherchent :
- plus d’utilisateurs
- plus de trafic
- plus de croissance “à tout prix”
Medadom a choisi :
- moins de marketing
- plus d’infrastructure
- plus de partenariats long terme
Et ce choix change tout.
Medadom n’est pas une startup “produit”, mais une startup “système”
C’est probablement le point le plus sous-estimé.
Medadom ne vend pas :
- une app
- une feature
- une UX sexy
Il vend :
- une brique fonctionnelle du système de santé
- une solution à un problème que personne n’arrive à régler proprement
- un outil utilisable dès maintenant, sans changer les habitudes des patients
Quand tu deviens une brique du système :
- tu es plus dur à remplacer
- tu crées de la dépendance positive
- tu sors de la guerre des prix
C’est exactement ce que Medadom est en train de faire.
Pourquoi ce modèle est difficilement copiable
Sur le papier, tout le monde peut dire :
“On va faire des bornes de téléconsultation.”
Dans la vraie vie, c’est une autre histoire.
Il faut :
- convaincre les collectivités
- rassurer les pharmaciens
- recruter des médecins
- gérer la réglementation
- maintenir les équipements
- assurer un usage réel
👉 Ce n’est pas du code. C’est de l’exécution.
Et c’est là que Medadom a pris de l’avance.
Ce que toi, entrepreneur, peux apprendre de Medadom
Même si tu ne bosses pas dans la santé, il y a des leçons très concrètes.
1️⃣ Va là où la friction est maximale
Medadom ne s’est pas attaqué à un “nice to have”.
Il a ciblé :
- l’urgence
- la pénurie
- la frustration
Plus la douleur est forte, moins tu as besoin de convaincre.
2️⃣ Ne vends pas à ceux qui utilisent, vends à ceux qui ont intérêt
Le patient utilise.
Mais ce ne sont pas toujours les patients qui paient.
Medadom a compris que :
- les collectivités
- les pharmacies
- les entreprises
avaient un intérêt direct à financer la solution.
C’est une logique B2B2C extrêmement puissante.
3️⃣ Construis un modèle qui survit aux modes
Les apps viennent et repartent.
Les infrastructures restent.
En s’ancrant dans le réel, Medadom :
- ralentit peut-être sa croissance
- mais augmente massivement sa durabilité
Et à long terme, c’est souvent ce qui gagne.
Conclusion : un business model sobre, mais redoutablement efficace
Le business model de Medadom, ce n’est pas du glamour.
Ce n’est pas du buzz.
Ce n’est pas une promesse futuriste.
C’est :
- pragmatique
- aligné avec le terrain
- pensé pour durer
- difficile à disrupter
Et c’est exactement pour ça qu’il fonctionne.
Maintenant, à toi 👇
👉 Tu trouves ce modèle inspirant ou trop dépendant du système public ?
👉 Est-ce que tu vois des parallèles avec ton propre business ?
Dis-le en commentaire, ça m’intéresse vraiment de lire ton point de vue.


